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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 12:15

Quelques parutions francophones du mois de février 2007 :

 

 

 

 

 

 

 

-Salim BACHI, Les Douze contes de minuit, nouvelles, Gallimard, « Blanche », Paris, février 2007

*La quatrième de couverture :

 

 

‘Les Algériens décidèrent de s'entre-tuer. La guerre investit Cyrtha l'immémoriale. Sur le champ de bataille, la raison des uns égorgeait la raison des autres. On se trucidait pour l'amour de Dieu, de la Liberté, du Bien, du Beau, du Vrai. On assassinait des enfants pour le bonheur universel. Contents et heureux, on quittait ensuite cette terre pour se reposer dans les vertes prairies d'Allah...’

 

 

 

 

Ce recueil de douze nouvelles clôt le cycle de Cyrtha, ville imaginaire où se situaient les deux premiers romans de Salim Bachi. L'auteur propose ici la saisissante vision d'une Algérie contemporaine souvent absurde et violente, hantée par d'inépuisables ressentiments et par un désenchantement qui a rongé jusqu'à sa jeunesse. L'écriture, tour à tour lyrique et grinçante, entraîne ces récits dans une succession de tableaux presque somnambuliques.

 

 

 

 

-Jacques CHESSEX, Le vampire de Ropraz, Grasset, Paris, février 2007

*La quatrième de couverture :

 

 

‘Dans ces campagnes perdues une jeune fille est une étoile qui aimante les folies.’

En 1903 à Ropraz, dans le Haut-Jorat vaudois, la fille du juge de paix meurt à vingt ans d'une méningite. Un matin, on trouve le couvercle du cercueil soulevé, le corps de la virginale Rosa profané, les membres en partie dévorés. Horreur. Stupéfaction des villages alentour, retour des superstitions, hantise du vampirisme, chacun épiant l'autre au coeur de l'hiver. Puis, à Carrouge et à Ferlens, deux autres profanations sont commises. Il faut désormais un coupable. Ce sera le nommé Favez, un garçon de ferme aux yeux rougis, qu'on a surpris à l'étable. Condamné, emprisonné, soumis à la psychiatrie, on perd sa trace en 1915.

 

 

 

 

 

*Les premières lignes :

 

 

Ropraz, dans le Haut-Jorat vaudois, 1903. C'est un pays de loups et d'abandon au début du vingtième siècle, mal desservi par les transports publics à deux heures de Lausanne, perché sur une haute côte au-dessus de la route de Berne bordée d'opaques forêts de sapins. Habitations souvent disséminées dans des déserts cernés d'arbres sombres, villages étroits aux maisons basses. Les idées ne circulent pas, la tradition pèse, l'hygiène moderne est inconnue. Avarice, cruauté, superstition, on n'est pas loin de la frontière de Fribourg où foisonne la sorcellerie. On se pend beaucoup, dans les fermes du Haut-Jorat. A la grange. Aux poutres faîtières. On garde une arme chargée à l'écurie ou à la cave. Sous prétexte de chasse ou de braconne on choie poudre, chevrotine, gros pièges à dents de fer, lames affûtées à la meule à faux. La peur qui rôde. A la nuit on dit les prières de conjuration ou d'exorcisme. On est durement protestants mais on se signe à l'apparition des monstres que dessine le brouillard. Avec la neige, le loup revient. Il n'y a pas si longtemps qu'on a tué le dernier, en 1881, sa dépouille empaillée s'empoussière à douze kilomètres dans une vitrine du musée du Vieux-Moudon. Et l'horrible ours venu du Jura. Il a éventré des génisses il n'y a pas quarante ans dans les gorges de la Mérine. Les vieux s'en souviennent, ils ne rient pas à Ropraz ni à Ussières. Au temps de Voltaire, qui a habité le château d'en bas, au hameau d'Ussières, les brigands attendaient sur la route principale, celle de Berne, des Allemagnes, plus tard les soldats revenus des guerres de la Grande Armée rançonnaient les honnêtes gens. On fait très attention quand on engage un trimardeur pour la moisson ou la pomme de terre. C'est l'étranger, le fouineur, le voleur. Anneau à l'oreille, sournois, le laguiole glissé dans la botte.

 

 

 

 

 

-Maryse CONDÉ, Comme deux frères, théâtre, Lansman, coll. « Beaumarchais », Carnières Morlanwelz, février 2007

« Deux amis d'enfance se retrouvent en prison. La veille du procès, ils ont peu d'espoir de parvenir à convaincre les juges mais souhaitent faire valoir des circonstances atténuantes. Reste à savoir si leur amitié va résister à cette épreuve car la tentation de se décharger sur l'autre est grande. » (Electre)

 

 

 

 

-Paul EMOND, Le sourire du diable, théâtre, Lansman, Carnières Morlanwelz, février 2007

*Paul Emond à propos de sa pièce :

 

« Le Sourire du diable est une de mes pièces les plus récentes mais son thème principal, la fascination de l’artiste pour l’homme de pouvoir et les démêlés que le premier peut avoir avec le second, m’intéresse depuis longtemps. (…). Ce genre d’histoire n’appartient ni au passé ni au présent, elle est de toujours et elle peut très bien ressurgir demain, ici comme ailleurs. »

 

 

 

 

 

Nous retiendrons les sorties en éditions de poche de Je t’oublierai tous les jours de Vassilis ALEXAKIS, La Plantation de Calixthe BEYALA, Adèle et la pacotilleuse de Raphaël CONFIANT, et Harraga de Boualem SANSAL.

 

 

 

Informations sélectionnées et recueillies par Circé Krouch-Guilhem

 

 

 

 

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Published by La plume francophone - dans Chronique- Editions
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