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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 15:30


Quelques parutions francophones du mois de janvier 2007

 

 

-BESSORA, Cueillez-moi jolis messieurs, Gallimard, coll. "Continents Noirs", Paris, Janvier 2007

*Un extrait… :

JULIETTE : Trêve de plaisanterie, Claire. Pourquoi as-tu fait ça ? Tu es folle ou quoi ?

CLAIRE : C'était très bien ! Très très très bien ! Tu devrais en faire autant. Tu as de la toile d'araignée dans le derrière ma fille. Faut débroussailler !

JULIETTE : Qu'est-ce qu'il y a encore. Qu'est-ce que j'ai fait ? Je n'ai pas rebouché le tube de dentifrice ? Mes cheveux bouchent le lavabo ? Une tétine traîne sous le canapé!

CLAIRE : Point du tout.

JULIETTE : Pourquoi tu es fâchée ?

CLAIRE : Mon humeur est excellente. Je maîtrise mon destin. Tout va bien.

JULIETTE : Mon cul.

CLAIRE : Que ton cul repose en paix, Juliette. »

Elle est pure, Claire, comme de l'eau de roche. Une chose pareille n'aurait jamais dû lui arriver… Et Juliette, elle est si… Obscure. Sans compter toutes ses maladies, imaginaires bien sûr. Et il y a les hommes. Ah ! les hommes ! Ils sont si…

 

 

-DEPESTRE René, Rage de vivre : oeuvres poétiques complètes, Seghers, Paris, Janvier 2007

Electre le présente comme le recueil des oeuvres poétiques complètes de R. Despestre : « véritable autobiographie poétique, cette somme permet de suivre l'itinéraire littéraire et humain d'un homme au parcours exceptionnel. »


-FEYDER Vera, Contre toute absence, Le Taillis pré, Belgique, janvier 2007

Ce recueil rassemble l'oeuvre poétique complète (1960-2003) de cette poétesse, romancière et dramaturge.


 -MOUAWAD Wajdi, Assoiffés, Actes Sud/papiers, Arles, janvier 2007

*Premières lignes… :

1.Murdoch. Mercredi 6 février 1991. Jour de la Saint-Gaston. 7 h 30. Murdoch se réveille en parlant.

MURDOCH. Je ne sais pas ce qui se passe, ni depuis quand, ni pourquoi, ni pour quelle raison, mais je rêve tout le temps à des affaires bizarres, pas disables, pas racontables, pas même imaginables. Je me sens envahi par un besoin d'espace et de grand air ! Je mangerais de la glace juste pour calmer la chaleur de mon écoeurite la plus aiguë ! Le monde est tout croche et on nous parle jamais du monde comme du monde ! Chaque fois que je rencontre un ami de mon père ou de ma mère, il me demande : «Comment va l'école ?» Fuck ! Y a pas que l'école ! Y a-tu quelqu'un en quelque part qui pourrait bien avoir l'amabilité de m'expliquer les raisons profondes qui poussent les amis de mes parents à être si inquiets à propos de l'école ! J'ai comme l'intime conviction que comme ils ne savent pas quoi dire à quelqu'un de jeune et parce qu'ils croient qu'il serait bon d'engager la conversation avec, ils ne trouvent rien de mieux qu'à s'accrocher sur le thème ô combien original de l'esti d'école ! «Puis, comment va l'école ?» Je leur demande-tu, moi, comment ça va leur névrose, fuck ! Je veux dire que c'est pas parce que tsé que crisse ! Non je ne me tairai pas, c'est mon droit de parler, de m'exprimer, de dire des affaires, de les articuler et de les dire ! Mon droit ! Je m'appelle Sylvain Murdoch et parler relève de mon droit ! L'adjectif possessif mon n'est pas là innocemment, sacrament ! Je suis écoeuré ! Comme si l'avenir était ma tombe ! Non je ne me tairai pas, j'ai encore des choses à dire et à exprimer ! Vous la regardez, vous autres, la télévision quand vous voulez, autant que vous voulez ! Personne n'est là pour vous dire : «Arrête de regarder la télé !» Jamais la télé vous lui dites : «Tais-toi !» Pourquoi moi ? Non je ne m'habillerai pas, je vais rester en bobettes, esti ! Je veux dire, il est sept heures du matin, crisse, la télé elle joue déjà, fuck ! Je veux dire que fuck!

 

-PINEAU Gisèle, Mes quatre femmes, P. Rey, Paris, janvier 2007

*Une citation… :

Sans doute portent-elles chance, comme le trèfle, lorsqu’il déploie ses quatre feuilles. Il est doux de croire en sa bonne fortune. Se figurer ces quatre femmes qui, par-delà les temps, vous soutiennent sans faillir, vous assurant une solide assise sur cette terre. Des mères lointaines, façonnées dans le roc, qui vous ont fondée et nourrie de leurs seins lourds. Imaginer qu’elles vous ont cajolée, bercée et chanté des comptines. Elles vous ont raconté tant d’histoires… Des mirages et des épopées domestiques, des exils et des tristes mariages (…) Un jour, vous croyez les avoir oubliées. Elles font silence et votre mémoire n’est plus encombrée de leur âpre présence. Le lendemain, fébrile, vous les cherchez, fouillant vos souvenirs. Et il apparaît que chacune incarne la saison d’une histoire qui, s’accolant à celle des autres, rassemble et ordonne les morceaux de votre être. Celle-là a dessiné le pays. Celle-ci a légué le nom. La troisième a posé la langue. La quatrième a prêté le prénom.

 

-REZA Yasmina, Le Dieu du carnage, Albin Michel, Paris, janvier 2007 (théâtre)

*La quatrième de couverture… :

On a voulu être sympathiques, on a acheté des tulipes, ma femme m'a déguisé en type de gauche, mais la vérité est que je n'ai aucun self control, je suis un caractériel pur.

-SANSAL Boualem, Petit éloge de la mémoire : quatre mille et unes années de nostalgie, Gallimard, coll. « Folio 2 euros », Paris, janvier 2007

*La quatrième de couverture… :

C'est le plus lointain, celui que j'aime à explorer, qui me donne le plus de frissons. Ecoutez-moi raconter mon pays, l'Egypte, la mère du monde. Remplissez bien votre clepsydre, le voyage compte quatre mille et une années et il n'y a pas de halte. Jadis, en ces temps forts lointains, avant la Malédiction, j'ai vécu en Egypte au pays du Pharaon. J'y suis né et c'est là que je suis mort, bien avancé en âge...

-SEBBAR Leïla, Métro, instantanés, Ed. du Rocher, coll « Esprit libre », Monaco, janvier 2007

*Quatrième de couverture :

Le métro. Paris. Une Babel souterraine au-delà des mers, où se croisent les visages et les corps, les accents et les langues. Des instantanés, notés à la vitesse du métro, ironiques et tendres. Saynètes, dialogues, portraits. Des histoires furtives, éphémères, qui racontent deux minutes trente-cinq de bonheur ou de malheur.

-TREMBLAY Michel, Théâtre, vol. 2, Actes Sud papiers, Arles, janvier 2007

« Recueil de onze pièces, dont certaines appartiennent au cycle des Belles-soeurs, et d'autres ont des connotations autobiographiques évidentes. » (Electre)


Dans la catégorie essais littéraires sont parus les ouvrages de :

-BETI Mongo, Le Rebelle, vol. 1, Gallimard, coll. “Continents noirs”, Paris, janvier 2007

« En rassemblant les articles écrits pendant cinquante ans, l'auteur s'en prend aux pouvoirs institués et prône la lutte anticoloniale en vue de l'émancipation du monde noir. Il critique les accords de la Françafrique, les hommes politiques comme les acteurs du monde culturel. Il dénonce aussi, le discours anti-français en Afrique ainsi que le discours anti-africain en France. » (Electre)

-DIOP Boubacar Boris, L’Afrique au-delà du miroir, P. Rey, Paris, janvier 2007

*Une citation :

L’image que les médias donnent de l’Afrique ne correspond en aucune façon à la  réalité. Elle vise surtout à faire honte à chaque Nègre de sa mémoire et de son identité. Ce n’est pas acceptable et la prise de parole est un impératif moral pour tous ceux qui ont la possibilité de se faire entendre. Les textes réunis dans cet ouvrage sont nés du désir de dire, en tant qu’intellectuel africain, ma part de vérité. Outre des hommages à Cheikh Anta Diop et Mongo Beti, sont abordés ici des sujets aussi variés que le dilemme de l’écrivain coincé entre deux langues, le naufrage du Joola au Sénégal, les nouveaux flux migratoires vers l’Europe ou les défis culturels de la globalisation. Une place importante est accordée au génocide des Tutsi du Rwanda que trop de gens cherchent encore à nier. J’ai mis l’accent sur l’implication de l’État français parce que sa responsabilité dans cette tragédie, via François Mitterrand, est aussi évidente – les faits ne manquent pas pour l’étayer – que mal connue ou acceptée. Projeter le regard au-delà du miroir, c’est essayer de montrer quels mensonges se dissimulent sous tant de lieux communs proférés au sujet de l’Afrique. C’est surtout tirer la sonnette d’alarme, car on voit bien quel inquiétant projet politique se profile derrière la négrophobie triomphante.

Remarquons la sortie d’un ouvrage critique sur une grande auteure francophone : 


-DE HAES Frans, Les pas de la voyageuse : Dominique Rolin, essai, Labor et Archives et Musées de la littérature, Bruxelles, janvier 2007

« Dominique Rolin (Bruxelles, mai 1913) est l'auteur de 37 volumes. En premier lieu, des romans (29 exactement), mais aussi des recueils de nouvelles, une pièce de théâtre, un carnet de rêves, une autobiographie fictive de Brueghel, un livre d'entretiens et un recueil d'essais. La singularité de cette oeuvre méritait une approche de fond, capable de décrypter les principaux textes de cet ensemble. » (Electre)


Nous considèrerons en sortie littéraire pour la jeunesse l’ouvrage de ACEVAL Nora, GUILLOPÉ Antoine, Les Babouches d’Abou Kassem (Seuil jeunesse, janvier 2007).

« Abou Kassem était un marchand célèbre pour son avarice. Bien que richissime, il portait les mêmes babouches puantes et rapiécées de toutes parts depuis que ses pieds avaient fini de grandir. Un jour il se rend au hammam et dépose ses babouches à l'entrée. En sortant il trouve de magnifiques babouches à la place de sa paire et les prend. Il est alors accusé de vol. » (Electre)


Et n’oublions pas la sortie en édition de poche de Mes mauvaises pensées de Nina BOURAOUI.

Informations sélectionnées et recueillies par Circé Krouch-Guilhem

 

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Published by La plume francophone - dans Chronique- Editions
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