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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 10:25

Analyse

 

La langue française et son double féminin

dans Le Polygone étoilé de Kateb Yacine

Par MARINE PIRIOU

 

 

 

 

               Emouvant et constructif, tels sont les adjectifs qui qualifient le mieux le documentaire filmique de Stéphane Gatti intitulé Kateb Yacine, un poète en trois langues[1]. Cet entretien réalisé peu de temps avant la disparition de Kateb nous donne en effet la chance de partager un moment privilégié, rythmé par la vivacité des propos de l’écrivain algérien sur l’histoire de son pays plurilingue et sa quête éperdue d’identité. Afin de poursuivre cette démarche de transmission de la parole katébienne, je souhaiterais à mon tour expliciter la problématique linguistique que révèle ses textes en exposant la relation ambiguë qu’il entretient avec la langue française et son double féminin dans son œuvre matricielle, Le Polygone étoilé[2] (1966).

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Published by La plume francophone - dans Dossier spécial - Kateb Yacine
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commentaires

Guillaume 18/02/2009 16:45

J'effectuais des recherches dans le cadre d'une dissertation que j'ai à rendre sur Nedjma et je suis tombé sur ce site : quelle bonne surprise !Je tenais juste à vous remercier pour cette analyse qui éclaire celle que je travaille en ce moment et qui, il faut l'avouer, est passionnante !

Marine Piriou 22/12/2006 09:32

Chère Sandrine,
 
Merci tout d'abord pour ton commentaire fort pertinent à propos de mon article. En effet, Kateb s'engage dans un combat ambigu qui tantôt l'oppose à, tantôt le rapproche de la langue française, personnifiée au féminin dans Le Polygone étoilé. Cependant, la réciprocité de cette lutte reste discutable puisque, à aucun moment du roman, la langue française ne semble entrée en conflit avec l'écrivain. L'altérité incluse de Kateb lui est ici exclusive, l'institutrice (contrairement à Nedjma) n'apparaissant jamais sous les traits d'un être hybride, métamorphosé par la rencontre de l'Autre (notamment linguistique). Néanmoins, cet affrontement original car unilatéral constitue une étape essentielle dans l'édification de la nouvelle civilisation algérienne tant rêvée par l'auteur. De ce point de vue là, je suis d'accord avec toi; nous pouvons utiliser le terme "Agôn" pour définir la rivalité qu'entretient Kateb avec la langue française, mais non l'inverse. Ce faisant, il est vrai que l'écrivain rend en quelque sorte hommage au français en lui conférant une très grande valeur, quasiment équivalente à celle de sa langue d'origine le tamazight. Toutefois, je pense que la langue française demeure uniquement un outil d'expression et de facto de révolution pour Kateb. Il ne faudrait donc pas assimiler son oeuvre à un éloge du français, cette langue n'étant pas une fin mais un moyen.

En espérant que ce petit paragraphe réponde à ta réaction écrite, je te souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année et te donne rendez-vous sur ce blog en 2007.

Marine
 

Sandrine 15/12/2006 18:49

Marine,
A travers cette déconstruction des codes et coutumes de l'écriture littéraire française, on note aussi chez Kateb une envie désespérée de lui rendre hommage par l'exercice stimulant de l'agôn, auquel ils semblent tous deux se livrer.
Peux-tu me donner quelques réponses sur cet heureux et apparent paradoxe, et me livrer ta réflexion, peut-être en rapport avec la position alternative que propose Jacques Derrida ?
 
Merci encore pour ton article très éclairant...
bises
Sandrine
 

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