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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 11:35

Quelques publications francophones du mois d’avril 2007

 

-L’ARBRE À PAROLES n° 135, Insectaire incertain, Maison de la poésie d’Amay, Amay, avril 2007

*La quatrième de couverture :

 

On parle d'un bestiaire lorsqu'il s'agit d'écrire sur les animaux, de les dépeindre ou de les dessiner. Les insectes auxquels s'est intéressé Georges Thinès (et, à sa suite, Aubevert, Jacques Coly et Cosem), ne mériteraient-ils pas, dès lors, qu'on leur consacre un « insectaire » ? Et puis ce néologisme sonne comme un adjectif qui serait le contraire de « sectaire » : au delà de la création littéraire, le besoin, en somme, d'affirmer, si besoin en était encore, notre refus de tout sectarisme. En matière de poésie, car certaines idéologies sont franchement nauséabondes avec leurs relents de totalitarisme. Voici donc, illustré par le talent, très sûr, de la dessinatrice Anne-Marie Weyers, un Insectaire incertain, puisque rien n'est... certain en ce monde, à commencer par l'humaine destinée, sans parler du sort que notre civilisation industrielle et ses pollutions réservent aux insectes ?

 

-Henry BAUCHAU, Le présent d'incertitude : journal 2002-2005, Actes Sud, Arles, avril 2007

*Quatrième de couverture :

 

"Je suis un homme parmi des milliards d'hommes, en communion peut-être avec d'autres artistes qui ressentent en cet instant la même paix, la même beauté, la même douleur sourde, l'incomplétude qu'ils ont décidé de transformer en travail. Ce que je comprends depuis peu, le travail importe plus que l'oeuvre achevée." H. B.

Parce qu'il est le lieu où se reflètent l'élaboration de l'oeuvre mais aussi son contexte, parce qu'il est également, dans les moments d'épreuve, le moyen de reprendre pied dans l'écriture, le Journal constitue un jalon privilégié dans la vie intérieure de Henry Bauchau.

Par la chronologie, ce volume fait suite à Passage de la Bonne-Graine (Actes Sud, 2002). Il accompagne les années 2002 à 2005, qui sont notamment celles du roman L'Enfant bleu (Actes Sud, 2004) et du recueil de poèmes alors en préparation, Nous ne sommes pas séparés (Actes Sud, 2006).

 

-Jacques BEAUCHARD, Liban, mon amour, Ed. de l’Aube, « L’Aube document », La Tour d’Aigues, avril 2007

*Présentation par l’éditeur :

 

Beyrouth: une jeune femme a décidé d'y être heureuse. Amoureuse et ouverte au monde, elle incarne le fruit de plusieurs cultures, l'intelligence et la douceur de vivre, une légèreté de l'être. Et, entre rêve et réalité, elle adore sa ville. Soudain, la guerre dite des 33 jours de l'été 2006 confronte le Liban à sa survie et, une fois de plus, à ses divisions douloureuses. Une guerre de représailles, presque par inadvertance, qui se déchaîne au grand étonnement de beaucoup, alors que s'annonce une belle saison touristique et que la ville est plus belle que jamais. Tout est jeté à bas ; pire, au milieu des ruines, on proclame "une victoire divine" tandis que la misère menace les plus modestes.

La jeune femme se retrouve comme sa ville, polyglotte et tournée vers l'avenir, trop à l'étroit dans les vêtements décousus du Liban qui, en proie aux rivalités et aux passions, se prête à devenir l'arène de la guerre des autres. N'est-il pas plutôt le pays de Canaan, mais aussi la terre de Babel que chacun veut posséder, le jardin où fleurissent les religions et où s'entrecroisent les langues et les ethnies? La ville et la jeune femme seront-elles emportées par la guerre civile?

 

-Calixthe BEYALA, L’Homme qui m’offrait le ciel, Albin Michel, Paris, avril 2007

 

-Nicolas BOUVIER, Le vide et le plein : carnets du Japon 1964-1970, préface de Grégory Leroy, Hoëbeke, coll. « Etonnants voyageurs », Paris, avril 2007 [rééd.]

 

-William CLIFF, Immense existence, poèmes, Gallimard, Paris, avril 2007

*Un extrait :

Paris la nuit

la rumeur de la ville pénètre nos chambres

on ouvre la fenêtre on voit sur le trottoir

marcher un homme qui a relevé le col

de son imperméable il marche calmement

son regard devant lui dirige ses pensées

(il est deux heures du matin) il marche seul

sur le trottoir mouillé pendant que les autos

autour à l’infini répandent leur rumeur

(on ferme la fenêtre pour ne plus l’entendre

mais on garde la vue de l’homme qui marchait

le col de son imperméable relevé

et jouissant de cette pluie fine qui tombe

et qui redonne à l’air enfin quelque fraîcheur)

 

 

-Frans DE HAES, Terrasses et tableaux, Le Taillis pré, Châtelineau, avril 2007

 

-Mohammed DIB, Poésies complètes, préface de Habib Tengour, La Différence, coll. « Œuvres complètes », Paris, avril 2007

*Présentation par Habib Tengour :

« Cette première édition des œuvres poétiques complètes de Mohammed Dib regroupe tous les ouvrages publiés du vivant de l’auteur ainsi que deux recueils inédits. Bien que le recours à la biographie ne soit pas essentiel pour la compréhension de sa poésie, on ne peut pas l’aborder sans tenir compte de la dimension algérienne. [...] La colonisation, le mouvement national, la guerre de libération, l’exil, l’indépendance, les désillusions de l’édification socialiste, la montée de l’intégrisme, la guerre civile, tous ces événements que l’Algérie a vécus/subis ont douloureusement marqué Mohammed Dib. Mais il ne faut pas minimiser l’infuence des amitiés littéraires, celles de ses deux aînés, Aragon et Guillevic, notamment, l’importance accordée à la littérature américaine et à son avant-garde poétique. [...]
La poésie de Dib doit, sans doute, son épure à l’activité romanesque de l’auteur qui connaît parfaitement l’exigence de chacun des registres. Le poème en sort nettoyé, les mots n’ont rien à prouver. Ils sont tout bonnement là, à leur place, débarrassés du pittoresque faussement réaliste, soigneusement choisis, disposés dans une métrique simple parce que savante et rigoureuse. [...] Dès les premiers écrits, en 1946-47, une voix originale, aux accents rimbaldiens et mallarméens clame/réclame le pouvoir d’un éros qui ne cessera de dévaster le jeune homme tout au long de sa carrière d’homme et d’entretenir la sédition telle que l’entendaient les grands maîtres soufis. »

HABIB TENGOUR

 

-François EMMANUEL, Partie de chasse, Actes Sud Papiers, Arles, avril 2007

*La quatrième de couverture :

 

« Dix-sept ans après la disparition de sa femme, l'héritier d'une dynastie d'industriels, perdu dans ses souvenirs, se fait rejouer le théâtre de son passé. Dans le cadre austère d'une bâtisse vidée de sa vie par les huissiers, ce sont ses deux domestiques, Arnold et Mittie, qui vont se charger de commémorer un étrange anniversaire, rejouant comme chaque année la scène du dernier repas donné en l'honneur d'une funeste partie de chasse. Tour à tour proie et prédateur, complice et délateur, chacun d'entre eux se trouve au cœur d'un huis clos mystérieux sur fond de chasse à courre. »

 

-Vera FEYDER, Dernière carte du tendre, La Part commune, Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine), avril 2007

 

-Madeleine GAGNON, A l'ombre des mots : poèmes 1964-2006, L’Hexagone, Montréal, avril 2007

 

-Guy GOFFETTE, Le Pêcheur d’eau, Gallimard, coll. « Poésie », Paris, avril 2007

 

-Salah Al HAMDANI, Bagdad à ciel ouvert, illustrations de Salah Ghiad, L’Idée bleue/Ecrits des forges, Chaillé-sous-les-Ormeaux (Vendée)/ Trois-Rivières (Canada), avril 2007

*Extraits :

 

Je suis l'épi de blé guetteur de l'aube au bord du chemin interminable.

 

Je veux voir de loin ce qui se passe dans une ville qui ne m’attend plus(…)
Qui vais-je trouver derrière la porte mal fermée de ton attente? (…)
Quel gouffre désormais entre nous Mère.

 

Ma mère, comme la lumière,

N’a pas besoin du procès de l’obscurité

Mais d’un peu de silence (…)

Laissez l’amour ronger la haine qui habite le cœur de l’homme.

 

Oui le ciel de l’Irak sans Saddam est bleu!

 

-Tchitala Nyota KAMBA, Georges BLARY, (dessins), L'exilée de la Makelele, Des Plaines, Saint-Boniface, Man., avril 2007

 

-Caroline LAMARCHE, Karl et Lola, Gallimard, Blanche, Paris, avril 2007

*Un extrait :

 

Ils marchent sans savoir ce qui les fait marcher, pourquoi ils marchent ensemble ni quel projet les guide sinon l’instinct d’être ce qu’ils sont, c’est-à-dire rien, rien d’utile, rien qui guérisse ou soulage, rien que ce rien dont plus personne ne veut, l’état du monde aidant et filant vers le rien.

 

-Mona LATIF-GHATTAS, Ambre et lumière, Le Noroît, Montréal, avril 2007

*Un extrait :

 

N'en déplaise à ceux dont les pieds nuits et jour macèrent dans la matière

Les poètes ne sont pas les rêveurs que l'on pense

Ils n'ont d'égal à leur misère

Que leur lucidité

 

-Antonine MAILLET, Pierre bleu, Actes Sud/Léméac, Arles/Montréal, avril 2007

*La quatrième de couverture :

 

Pierre Bleu est-il le fou du village ou le fils étrange né du conflit entre Dieu et le Diable ? Il est, en tout cas, doté d'une longévité indéniable et il règnera sur les destinées du village acadien de Grand-Petit-Havre assez longtemps pour le voir grandir, se développer et accéder à sa modernité en s'arrachant au mythe de ses origines : la déportation.

À travers les ravages de la guerre et de la grippe espagnole, dans ce combat incessant pour la survie d'une culture, Pierre Bleu aura pour protégée la petite Bibiane, qui deviendra la mère supérieure du couvent, acharnée à sauver la langue de son peuple plus que son âme, car il faut une langue pour prier et une langue pour rêver.

Antonine Maillet poursuit ici la grande saga de son Acadie natale, lieu mythique autant que réel, où s'ébattent, dans l'absolue liberté d'une langue jubilatoire, Dieu, le Diable et les anges, les vivants et les morts, le Léviathan, des renards et des corbeaux et des Acadiens aussi démesurés que ce bout de pays dont ils sont l'incarnation.

 

*Un extrait :

 

Elle pleure doucement sur la tombe de son père. Sous le bras, ce jour-là, il serait celui d'un fiancé du Bas-du-Fleuve, la propre de l'abbé Michel.

Elle revoit les années, les siècles qui la séparent du bonheur. Un bonheur si court qu'il s'était forgé en profondeur. Lové au creux de ses reins, il était resté intact. Elle parle à son père, il a fait ce qu'il a pu, elle le sait. Pousser plus loin sa colère, c'eût été de la révolte. Et la révolte frôle la rébellion. Le peuple dont il faisait partie et qui le respectait devait ravaler sa honte. Les temps n'étaient pas encore arrivés, il fallait se soumettre, attendre l'affranchissement qui évoluait en sourdine, rampait à fleur de sol. Bibiane était la sacrifiée sur l'autel du conformisme religieux et de la coutume... du Temps, son ennemi.

 

-Andrée A.MICHAUD, Le Ravissement, Les 400 coups, Outremont (Québec), avril 2007 [parution en France, L’Instant même 2001]

 

-Laurent POLIQUIN, Le Vertigo du tremble, Des Plaines, Saint-Boniface, Manitoba, avril 2007 (Distribution en France, Québec 2005)

 

-Georges RODENBACH, Les Essais critiques d’un journaliste, choix de textes précédé d'une étude par Paul Gorceix, Honoré Champion, Paris, avril 2007

*La présentation par l’éditeur :

 

« Cet ouvrage n'a pas seulement une valeur documentaire. Il resitue Georges Rodenbach, figure essentielle quoique méconnue de la Jeune Belgique, dans cette mouvance dont Paul Gorceix, ses abondants travaux le prouvent, est l'un de ses plus éminents connaisseurs. Il révèle qu'on ne doit pas seulement à Rodenbach ce roman-culte qu'est Bruges la-Morte, l'œuvre en prose qui a occulté les autres, Le Carillonneur notamment, mais un regard particulièrement lucide et visionnaire sur l'art de son temps. Ce regard est d'abord celui d'un journaliste au sens le plus noble du terme. Gorceix nous expose la façon pittoresque dont le goût de la chronique lui est venu : en rédigeant une feuille pour vacanciers sur le littoral belge. Cela lui a suffi pour comprendre les attraits et les atouts de ce que Jorge Luis Borges appelait "la littérature qui se dépêche". Il deviendrait un orfèvre de cette spécialité. Il se sentait un devoir d'informer ses compatriotes de ce à quoi, du fait de son exil à Paris, il pouvait assister des premières loges. Sa position mitoyenne lui permettait d'adopter tout naturellement l'attitude idéale du bon journaliste, faite de distance et de proximité à la fois, d'adhésion et de détachement. »

 

-Leïla SEBBAR, Marguerite, Actes Sud Junior, Babel J, Arles, avril 2007 (Adolescents)

*Le premier chapitre :

 

J’ai eu un chagrin… Un chagrin immense. J’ai compris ce jour-là qu’on peut mourir de chagrin. Mourir d’amour… Mais je ne suis pas morte. Quand le cousin m’a annoncé la nouvelle, je n’ai pas parlé. Je n’ai rien dit. Paralysée. Je n’ai pas bougé jusqu’au lendemain matin. C’est le facteur qui m’a réveillée, brutalement. La porte n’était pas fermée, ni les volets, il m’a vue assise, la tête entre mes bras croisés, sur la table de la salle à manger. Il a cru que j’avais eu une attaque, il est entré et il m’a secouée. Il a pris peur parce que je l’ai regardé sans le reconnaître, les yeux ouverts, je ne le voyais pas. Il ne savait pas ce qui m’arrivait. Il a déposé le journal comme il l’a toujours fait, au coin de la table et il a continué sa tournée.

 

-Michel TREMBLAY, Le Trou dans le mur, Actes Sud, Arles, avril 2007

*La quatrième de couverture :

 

« À la manière d'Alice dans le terrier du Lapin blanc, François Laplante fils est entraîné malgré lui dans une étrange aventure quand cinq acteurs de la faune la plus bizarre du redlight de Montréal vont lui confesser leurs secrets inavouables. D'un coup, sa vie bascule comme dans un roman gothique du XIXe siècle : est-il réellement victime d'hallucinations quand il écoute dans le musée du Diable ces cinq âmes en peine qui attendent littéralement l'heure de leur libération ? Bien malin qui dira si leurs souvenirs des grandes heures du quartier de la Main ne sont pas inventés par un esprit qui souffre joyeusement du syndrome de l'imposteur...

Suivant l'art du funambule, Michel Tremblay joue de finesse avec les mirages du réalisme et les couleurs du fantastique, puisant dans un art de la composition qui a nourri les pages les plus lumineuses des Chroniques du Plateau-Mont-Royal. »

 

 

Quelques ouvrages critiques :

 

-Didier CAHEN, Edmond Jabès, Seghers, coll. “Poètes d’aujourd’hui”, Paris, avril 2007

 

-Beïda CHIKHI, Assia Djebar, histoires et fantaisies, Presses de l’Université Paris Sorbonne, coll. « Lettres francophones », Paris, avril 2007

 

-Axel GASQUET, Modesta SUAREZ (dir.), Ecrivains multilingues et écritures métisses : l'hospitalité des langues, Presses Universitaires Blaise Pascal, « littératures », Clermont-Ferrand, avril 2007

 

-Philippe GIRARD, Alain ROCHAT, C. F. Ramuz, Igor Strawinsky : Histoire du soldat, chronique d'une naissance, Slatkine, Genève, avril 2007

 

-Germain KOUASSI, Le phénomène de l'appropriation linguistique et esthétique en littérature africaine de langue française : le cas des écrivains ivoiriens : Dadie, Kourouma et Adiaffi, préface de Landry Komenan A., Publibook.com, Paris, avril 2007

 

-Jacques MARTINEAU, 100 romans québécois qu'il faut lire, Nota Bene, NB Poche, Québec, avril 2007

 

-Patrice BRASSEUR, Georges Daniel VÉRONIQUE (dir.), Mondes créoles et francophones : mélanges offerts à Robert Chaudenson, L’Harmattan, Paris, avril 2007

 

Nous retiendrons les sorties en édition de poche de Comment devenir un monstre de Jean BARBE, Partir de Tahar BEN JELLOUN, Le dehors et le dedans de Nicolas BOUVIER, Dée de Michael DELISLE, Qui se souvient de la mer ? préfacé par Mourad Djebel de Mohammed DIB, Portrait du décolonisé arabo-musulman et de quelques autres d’Albert MEMMI, Maigret s'amuse de Georges SIMENON et Un désir fou de danser d’Elie WIESEL.

 

Informations recueillies et présentées par Circé Krouch-Guilhem

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Published by La plume francophone - dans Chronique- Editions
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